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Pister les élèves de la pinède à Majorque

Lors d’un séjour sur l’île de Majorque, je me suis souvenue d’un reportage au sujet d’une des premières écoles dans la forêt en Méditerranée. Ce récit m’avait marqué et inspiré professionnellement, ouvrant de nouvelles perspectives. Le dernier jour du voyage, nous faisons étape dans le village de Bugnola pour tenter de trouver le site où se déroule cette école dehors majorquine.

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Des éclats de craie sur la roche © szydywar-callies mathilde T

La micro-enquête

«Qu’est-ce qu’on cherche exactement?»
«
Une école c’est ça? Mais avec un bâtiment?»
« Il y a un panneau au moins?»

Je savais que ce ne serait pas facile, mais j’aimais l’idée de chercher quelque chose qui n’allait pas se révéler d’emblée. Nous étions accueillis, Ray mon compagnon et moi, pour une semaine de vacances par un couple d’amis normands, Hugo et Lucile. La proposition du jour était de chercher une école qui n’apparaissait sur aucune carte. Nous avons quitté la ville de Palma après une nuit moite à 33 °C, durant laquelle le voisin de la cour avait chanté jusqu’au petit matin sur une musique brésilienne. La route que nous suivons à présent trace une ligne droite vers les montagnes, de part et d’autre des cultures d’amandiers et de caroubiers bordées par des murets en pierre sèche. Le ciel a déjà changé, il semble s’aérer, les masses nuageuses apparaissent et circulent vite, je me dis que l’on entre dans l’échelle alpine de l’île.

Sur le chemin, mes motivations ont été testées : « À quoi ça sert de chercher cette école si ce sont les vacances d’été ? » En plein mois d’août, il  n’y aura personne.
Quand j’ai commencé à faire des recherches sur l’école dehors en 2019, je peinais à trouver des références méditerranéennes, les exemples étaient plutôt scandinaves, allemands, suisses. Un jour, j’ai entendu ce reportage à la radio sur une école dans la forêt Majorquine fondée par Yasmine Eid-Sabbagh, une franco-Libanaise venue s’installer à Majorque avec sa famille. Il m’est resté longtemps en tête. Cette étape sur l’île était l’occasion de m’en approcher un peu plus, de voir à quoi ressemblait le site où évoluaient les élèves. J’étais prête à en avoir une vision fragmentaire – voir peut-être même un peu faussée, car cet espace ne serait pas vécu. Je l’envisageais plutôt comme un pistage, une micro-enquête pour ancrer ce lieu dans ma mémoire, ce qui me serait utile pour partager précisément cette expérience et en faire un récit.

Le portillon

Le village de Bunyola est une petite commune d’environ 7500 habitants, il se tient sur la pente de la Sierra Tramontata. À peine arrivés, on remarque des cafés et des commerces peuplés, des amis et des familles qui discutent sur les trottoirs sous les platanes – le quotidien des habitants qui se déroule sous nos yeux. Même si le village aux façades rose calcaire n’est pas très étendu, j’avais besoin d’indices pour déterminer de quel côté nous devions commencer à chercher. La veille, j’avais relu un article au sujet de cette école sur le site reporterre1 et j’en avais retenu une série de mots clefs pour imaginer au mieux le point de rendez-vous des parents et des enfants : – sortie du village – square toboggan – portillon – montagne – j’abordais ces repères avec le même enjeu qu’un descriptif d’itinéraire sur visiorando, où dès les premières minutes, le risque du faux départ et la déception d’un demi-tour sont à prendre en compte. Nous traversons le village en voiture en cherchant à atteindre une de ses extrémités, passons devant un parc juste avant la sortie sud de la ville où je ne vois ni toboggan ni portillon. L’article mentionnait « une petite porte qui mène à la montagne », je propose d’aller voir du côté nord sur la pente, sur les hauteurs. En remontant, nous découvrons la vallée cultivée à l’heure où la lumière vibre, nous suivons une route qui finit soudain en impasse. Demi-tour. Nous arrêtons un homme avec un sac de course. Il hoche la tête et nous donne trois nouveaux mots clefs – deux fois à droite, le café central, puis à gauche derrière l’église – nous longeons l’église puis nous engageons dans une voie à sens unique. Elle se termine par une ruelle étroite et aboutit sur un chantier. À droite, un panneau indiquait l’école primaire de la ville. Demi-tour. L’atmosphère change dans la voiture, les esprits commencent à s’irriter, le soleil frappe à midi. Je propose que l’on retourne voir une dernière fois le parc, nous faisons la route en silence. Après nous être garés, nous y entrons, il s’agit plutôt d’une placette avec murets et balançoires. J’hésite à rebrousser chemin quand deux hommes sortent d’une voiture pour remplir à la fontaine des dizaines de bouteilles en plastique. Alors que je commençais à douter de cette entreprise, mon amie Lucile, mue par un sens du devoir ou la volonté ferme d’aller au bout des choses, se précipite sur l’un d’entre eux avec le même aplomb que je lis sur son visage lorsqu’elle cisèle un oignon rouge. Je la vois se tenir bien droite face à cet homme courbé d’une quarantaine d’années, concentré sur ses bouteilles à remplir une par une. Elle lui expose notre recherche avec des termes choisis, fait quelques mouvements avec les mains tout en déployant en espagnol le champ lexical de la forêt. L’homme a soudain un rictus qui révèle une dent en métal. Il est du coin, il sort son téléphone et balaye d’un doigt la carte du village, il s’approche de nous deux et cherche à nous montrer un endroit précis. Il a quelque chose d’un peu brisé dans le regard, il se met à parler très près de nos visages. Ma fixeuse recule d’un pas. Que cherche-t-il à nous dire ? Je repense à l’article qui datait d’une dizaine d’années, peut-être que nous arrivons trop tard. Nous sommes sur le point de nous éloigner quand sa parole se suspend, il nous fait signe de le suivre. Nous réalisons que la placette se poursuit de l’autre côté d’une route qui vient la séparer en deux. La seconde placette est vide à l’exception d’un transformateur situé au fond, l’homme se dirige vers celui-ci et pose la main sur la poignée d’un portillon.

Les indices

Nous descendons un escalier de fortune, mais bien solide, « fait maison » avec des planches en bois. Nous sommes à l’arrière d’un lotissement, l’homme s’arrête sur les graminées piétinées et ouvre les bras pour nous signifier que « c’est ici », et il s’en va. On regarde sous nos pieds : y sont logés quelques déchets. On lève les yeux sur la pinède qui borde le lotissement, un sentier s’y glisse, nous le suivons. J’essaye d’actualiser la première image que je m’étais fabriquée, ce n’est peut-être pas le sentier alpestre où la roche affleure avec des vues sur le lointain, mais si c’était bien là ? Nous scrutons le sol, quels indices pourraient nous prouver que l’école dehors à bien lieu ici ? Nous entrons dans une clairière composée de plusieurs bosquets et prenons chacun une direction. Il est dans l’essence même d’une classe dehors de ne pas laisser de traces, une fois les élèves et les accompagnateurs partis, seuls les observateurs attentifs parviendront à lire, à travers l’infime, l’instant vécu ici et la manière dont l’espace a été modifié par la présence d’un petit groupe. Nous nous prenons au jeu d’identifier ce qui raconte la trace des élèves, comme on chercherait à lire contre un tronc un peu plus lisse qu’un autre, là où les sangliers viennent se gratter l’échine, à déchiffrer les pelotes de réjection pour comprendre ce qu’un oiseau a mangé, ou à interpréter des creux et des bosses sur le sol comme le signe de la présence furtive d’un petit ou d’un grand mammifère.

Le premier signe est un assemblage de pierres positionné d’une certaine manière, un peu comme un foyer, mais pas tout à fait non plus, on peut imaginer les traces d’un jeu. Le second, le plus discret, est trouvé un peu plus loin, c’est une cordelette brune oubliée sur une branche, à l’endroit où plusieurs arbustes se rassemblent, là où l’on peut supposer que même un œil débutant imaginerait y construire sa cabane. Le troisième est celui qui m’a le plus émue, en me rapprochant pour toucher des dépôts sur une pierre, mes doigts ont effleuré des paillettes de craie, une poudre de vert lumineux à la douceur du limon – des éclats de craie sur la roche. Non loin, l’outil qui a servi de pilon, imprégné de poudre de craie jaune et rose mêlée. Un rocher à craie en mène à un autre et par ricochet, nous arrivons devant la preuve ultime au centre de la clairière, le cabanon en bois qui permet de ranger et laisser du matériel sur place, le repère devant lequel est étendue la bâche pour les temps de rassemblement. C’est ici.

Le cabanon pour ranger le matériel ©Mathilde Szydywar-Callies

Jeunes pins

L’école dehors n’a pas lieu en montagne sur un sentier idyllique, mais dans une clairière de jeunes pins, dans la simplicité d’une pinède. Pourquoi est-ce important ? On peut penser qu’il faut des conditions très favorables pour prendre l’initiative de faire différemment, or parfois, on peut commencer dans un espace proche de chez soi ou dans un endroit délaissé auquel on ne faisait plus attention. On pourrait aussi penser que l’école dehors sous un climat méditerranéen est une évidence, pourtant quand on y vit, on réalise que la forêt et la pluie, prennent un sens particulier. Celles que l’on voit dans les reportages ont souvent lieu dans « la vraie forêt » auprès d’arbres feuillus, diversifiés, avec une odeur d’humus. La forêt méditerranéenne n’est pas comme ça, le sol peut être sec et chaotique, les arbres sont en stress hydrique sur des affleurements de pierre et des éboulements, loin de la vitalité associée aux forêts de feuillus. Je crois que c’est aussi pour cette raison que je voulais voir le site de cette école dehors majorquine, pour pouvoir partager avec des enseignants ou avec les équipes des communes que nous rencontrons, le réel de cette pratique, pour chercher ensemble au-delà des mots – rochers, trous, dangereux, sol pas plat, tomber – et voir comment un sol accidenté peut ne pas être seulement un obstacle, mais devenir l’occasion d’un apprentissage où le risque sans être minimisé, est réfléchi et mesuré2. C’est davantage dans sa relation à la lumière que la forêt méditerranéenne révèle sa force vitale, en dehors des journées de grandes chaleurs, elle peut être vécue comme une véritable expérience picturale et sensorielle où le vert persistant et l’odeur de la sève s’associe aux teintes chaudes du sol et au bleu éclatant du ciel. Pour les élèves de la pinède, passer du temps régulièrement dehors au contact du végétal et de la lumière c’est aussi faire l’expérience de la beauté qui influence notre moral et fait partie de nos besoins vitaux3.

La clairière et les roches à craies ©Mathilde Szydywar-Callies

Les contours de l’île

J’aime à penser que ce n’est pas un hasard si cette école est née sur une île. La géographie la place forcément en décalage par rapport à une autre terre ferme, le continent, qui à sa manière pose une forme de norme. Sur une île, on peut parfois se penser différemment. Je me souviens de ce qui avait mené Yasmine Eid-Sabbagh à imaginer autre chose pour sa fille, alors qu’elle entrait à la crèche municipale de Palma en 2013. Une autre succession de mots – entresol, lino, eau de javel, pelouse synthétique, votre fille s’habituera – qui lui était présentée comme une norme, mais face auxquels elle a décidé de créer une alternative. Elle raconte avoir repensé à sa propre enfance dans un autre pays, dans une ville où était né le premier Waldkindergarten (jardin d’enfants) dans la forêt à Wiesbaden en Allemagne. Elle s’en est inspirée pour fonder son projet « Ses Milanes, créixer a la nature » les milans royaux, grandir dans la nature. L’association de garderie éducative a été fondée avec deux familles et emploie deux accompagnatrices pour veiller sur des enfants de deux à six ans. Au début, quand il a fallu trouver d’autres partenaires pour le projet, elle raconte souvent que la crainte principale à dépasser a été celle de la pluie. Cela peut paraître étrange quand on sait qu’il ne pleut que très peu à Majorque, mais comme pour la forêt, la pluie n’est pas vécue de la même manière sous ce climat. Elle est brutale et imprévisible, elle marque les esprits alors même qu’il ne peut s’agir que de deux semaines par an. L’école dehors est un changement de regard sur l’éducation et le rapport au vivant, pour passer de la peur à l’envie de faire autrement, il s’agit de se demander collectivement ce que les enfants et les adultes gagnent à passer leurs journées dehors.

L’atelier de Miró

Quelques jours avant, nous sommes allés visiter l’atelier de Joan Miró. Non loin de Palma, sur les hauteurs de Cala Major, nous avons découvert le lieu où son ami architecte Josep Lluís Sert a conçu en collaboration avec le peintre, l’atelier de ses rêves pour ses 60 ans. Sur la façade des lignes blanches structurantes dialoguent avec des terres cuites, la toiture faite de pliures et de courbes accroche le regard. Se détache des notes de couleurs vives une porterouge, un mur bleu, une bande jaune. Au centre, une partie en moucharabieh de terre cuite laisse passer l’air et la lumière tout en filtrant les rayons de l’après-midi. Ce bâtiment aux proportions généreuses abrite un espace vaste pour les toiles en cours de Miró, c’est aussi un lieu qui accueille les inspirations du peintre : d’infimes récoltes trouvées lors de ses promenades sur l’île – os, coquillage, pomme de pin, roche, branche – qu’il dispose sur des tables ou dans un meuble destiné pour les recevoir spécialement. Miró s’est réfugié à Majorque pour échapper aux conflits de la guerre civile, et chaque jour, le monde sensible lui apportait un ancrage et un réconfort lui permettant de faire émerger tout un univers. « Je suis attiré par une toile blanche comme un animal par un terrain » créer c’est aussi ça, une expérience physique, raconter une tension sur la toile, c’est prendre la parole par la matière. Et si une partie de cette enquête sur l’île pouvait se lire ici, à travers le chemin qui se dessine de l’atelier du peintre aux élèves de la pinède ?

Dans l’atelier de Miró à Cala Major ©Mathilde Szydywar-Callies

Un socle créatif

À une époque où le réel nous échappe de plus en plus, où la marchandisation du monde et des relations est une norme4, face à nos existences numériques, avoir un socle sensoriel et relationnel riche devient la condition pour que les jeunes enfants puissent tendre plus tard vers un équilibre. Cela peut passer par des crèches dehors, par l’école en forêt, par la transformation des cours d’école en cours jardin5 où de nouveaux usages sont possibles – grimper, patouiller, toucher l’eau, se cacher… Ou par l’initiative de sortir avec les élèves au moins une demi-journée par semaine, cette prise de conscience est en cours, une proposition de loi pour la classe dehors a été déposée en juillet 2025 à l’Assemblée nationale et au Sénat6.Les études récentes des neurosciences ont démontré que lorsqu’un enfant joue avec de la terre, il se crée dans son cerveau de nouvelles connexions7. Ce besoin de faire des trous, de creuser des tunnels, de collecter, de façonner, ce que font les enfants spontanément, l’action d’entrer en lien avec la matière, c’est en réalité un temps de construction de leur cerveau, mais aussi une première contribution au monde, l’expérience et la preuve qu’ils peuvent y prendre part.

On peut se demander ce qui se passe lorsque les élèves de la pinède rejoignent le système classique. D’après les familles concernées, ce qui a été vécu dans la pinède devient une force pour la suite : la curiosité, l’autonomie et la confiance acquises, ils l’emmènent avec eux à l’école primaire8, le chemin inverse pouvant être moins facile à faire. Quand on apprend que trois personnes sur quatre dans le monde vivent sous un régime autoritaire9 et que selon certains chercheurs notre difficulté à changer pour nous adapter au changement climatique est liée à un manque d’imagination10, on peut s’interroger sur la place dédiée à la créativité dans nos vies. La créativité ne concerne pas que les temps de loisirs, elle a sa place dans notre quotidien, elle est intimement liée à notre relation au vivant, la cultiver dès le plus jeune âge c’est aussi apprendre à se connaitre pour croire en soi et s’épanouir. Et dans un monde troublé, c’est une force pour passer à l’action et une ressource pour y trouver sa place.

En repartant en voiture, nous écoutons la mélodie pailletée d’une chanson de Dalida. Hugo, l’ami qui nous accueille à des origines majorquines, cela se voit sur sa peau qui brunit vite autour de ses yeux vert normand. Il nous raconte un reportage dans lequel il a appris qu’il n’y avait plus de vers de terre sur toute l’île, les sols ont été épuisés. L’agriculture aussi doit changer de modèle. On s’arrête pour faire la randonnée des ancêtres, un incontournable du séjour où nous découvrons le site où ont vécu les arrière-arrières grands-parents d’Hugo. Dans un vallon face à la mer se dresse un ancien hameau en pierre avec un moulin, une aire de battage. Ray pense au nombre de familles qui ont vécu grâce à l’huile d’olive pendant des siècles et comme se nourrir est une chose sérieuse avec les normands, ils nous offrent comme un rituel, une amande cueillie sur l’arbre. Casser la coque blonde avec une pierre, la fendre en deux pour trouver l’amande blanche au cœur. Je n’ai jamais autant transpiré de ma vie et ce goût de miel grillé aux notes de vanille, à ce moment précis, contient en une bouchée toute la densité de l’île.

L’outil qui a servi de pilon ©Mathilde Szydywar-Callies

 

Note / Bibliographie :

1. L’ile où les enfants ont école dans les bois, Reporterre

2. l’école du dehors, c’est risqué vraiment ?

3.Le Van Quyen Michel, Cerveau et nature : pourquoi nous avons besoin de la beauté du monde, Flammarion, 2022.

4. Amitiés (pas très) sincères article Socialter

5. La démarche cour jardin tous jardiniers CAUE Var

6. L’école dehors pour tous ? Une proposition de loi déposée, Reporterre

7. Le Van Quyen Michel, Cerveau et nature:pourquoi nous avons besoin de la beauté du monde, Flammarion, 2022. Chapitre 10 laisser les enfants se salir.

8.En Espagne, l’école est obligatoire à partir de 6 ans. Cette école de la pinède n’a pas vraiment d’équivalent en France, elle a la fois un rôle de crèche et d’école maternelle.

9. Kometa 8 – guide de survie dans un monde sans démocratie

10. Hopkins Rob, Et..on libérait notre imagination pour créer le futur que nous voulons? Actes Sud, 2020.

Voir également le texte « Apprendre d’un monde vivant, les cours jardins terrains de liens et d’expériences » collection les propos du CAUE Var, à paraitre à l’été 2026.

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Pour référencer cet article :

Mathilde Szydywar-Callies, Pister les élèves de la pinède à Majorque, Openfield numéro 26, Juillet 2026