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Impact

En ce début 2026, la revue Web d’Openfield revient après une pause d’un an. En effet l’année 2025 a été consacrée à la sortie de notre publication anniversaire Openfield, la revue. Cet ouvrage publié en juillet 2025 que nous vous invitons à découvrir, revient en texte et en images sur une décennie de publications. 
En ce mois de février, nous vous proposons un nouveau numéro web, autour de la question de l’IMPACT. Celui, d’abord, de nos sociétés humaines sur le monde qui nous entoure. Nos actions en tant que paysagiste ne sont pas sans impact, et il nous faut nécessairement questionner nos pratiques.

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Pour démarrer le numéro, le paysagiste Alain Freytet le fait avec brio dans son projet du cap Fréhel, il nous raconte comment sa démarche fut guidée par la recherche de sobriété, notamment dans la gestion des déblais / remblais.  Une des solutions avancées pour minimiser l’impact est souvent celle de la plantation. Les arbres auraient le pouvoir de masquer, d’intégrer, de faire disparaitre, notamment autour du réseau routier. François Travert, revient, à travers l’exemple des routes et autoroutes bretonnes, sur 50 années de pratiques et parfois effet de mode dans la gestion du végétal en bord de route. Puis nous descendons à Marseille, suivre avec Olivia Fert,  la trace laissée partout dans le paysage par ce matériaux omniprésent de nos villes et nos campagnes :  l’enrobé bitumineux. Et nous voilà bientôt en Asie, au Kazakhstan puis au Vietnam où nous sommes avec Martin Jaillais Neliaz au bord de la rivière Saigon, rivière dont les berges subissent la pression du développement urbain, au détriment de la biodiversité et d’un équilibre naturel qui permettait de limiter, en outre, le risque d’inondation.
Une des façons de comprendre et documenter l’impact de nos sociétés sur le paysage est l’Observatoire Photographique des Paysages. L’article collectif coécrit par Benoit Romeyer, Ken Novellas, Sylvain Thureau & Marie Caroline Vallon revient ainsi sur l’évolution de cet outil et sur la manière dont il pourrait devenir un outil d’aide à la décision au travers d’une expérience menée au sein de l’Institut d’Urbanisme et d’Aménagement Régional d’Aix-Marseille Université. 

Aujourd’hui le changement climatique agit comme un boomerang, la pression que nos sociétés ont fait subir au vivant nous revient dans la figure. Et nous subissons l’impact. Le vignoble alsaciens souffre et glisse peu à peu vers une forme d’abandon. Simon Metz revient sur ce sujet qu’il avait étudié dans le cadre de son diplôme de fin d’études, explorant comment le projet de paysage pourrait renouveler l’approche viticole. Rémi Janin raconte comment son métier d’agriculteur vient se heurter au changement climatique et comment il tente, en changeant ses pratiques et en ouvrant la ferme à d’autres usages, de contrer la catastrophe. 

Nous devons ainsi vivre dans un monde où le risque augmente. Vivre en imaginant les futures inondations : Thibaut Mercier explore le rapport complexe à l’eau vive dans une vallée de Savoie tandis qu’Océane Sirieix invente comment la petite gare d’Ambarès pourrait devenir un refuge, une île au milieu des eaux remontées de la Gironde. Vivre aussi sous des chaleurs de plus en plus fortes : Julie-Amadéa Pluriel nous raconte comment le cirque de Saint-Même, petit lieu de fraicheur en pleine Chartreuse, devient un refuge de plus en plus fréquenté lors des canicules. Un lieu qu’il va désormais falloir protéger du fait de sa surfréquentation.

Enfin et pour finir alors que nous entrons dans une période d’élections municipales, nous vous proposons de lire le témoignage de Dimitri Boutleux, paysagiste devenu également élu local, qui dans ce monde de risque prend en plus celui de la politique, pour essayer, à travers la culture, à travers le paysage d’entrer en action !

En vous souhaitant de belles lectures

Armande Jammes pour Openfield

 

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Pour référencer cet article :

Openfield, Impact, Openfield numéro 25, Février 2026